Hechter : "Le PSG c'est mon bébé"

29/09/2013 à 13:13

Fondateur du Paris Saint-Germain au début des années 70, Daniel Hechter est désormais loin du PSG version qatarie. Le couturier désormais à la retraite reproche notamment aux différents présidents de retoucher les maillots des équipes, des véritables "drapeaux" pour les clubs selon le millionnaire.

Hechter : "Le PSG c'est mon bébé"

Avec Jean-Paul Belmondo, Daniel Hechter est l'une des figures emblématiques de la naissance du PSG. Arrivé à la tête du club de la capitale au début des années 1970, le couturier a fait franchir un cap aux champions de France en titre, ramenant la formation - en compagnie d'Henri Patrelle - en D1 et en inaugurant le Camp des Loges en 1975. Président entre 1974 et 1978, l'homme de 75 ans conserve un regard attendri pour son "bébé" : "Le Paris Saint-Germain c'est mon bébé, c'est moi qui l'ai fait, à la force de mes poignets, affirme Daniel Hechter dans un entretien accordé au Journal du Dimanche. Je l'ai fait parce qu'à un moment on m'a défié et je voulais donner une réponse. Evidemment, le Paris Saint-Germain je le suis encore et il y a eu des moments extrêmement pénibles. Aujourd'hui je le vois uniquement en tant que spectateur. Il y a sûrement moins d'émotions que chez les supporters pour une raison simple : quand on a été dirigeant, il faut contrôler ses émotions et c'est probablement l'une des choses que la plupart des présidents ne savent pas faire."

"Le maillot c'est un drapeau"

Celui qui a eu sous sa direction des idoles du Parc comme Mustapha Dahleb est également à l'origine du maillot dit historique du club de la capitale. Un design resté dans les mémoires qui a progressivement évolué avec le temps, ce qu'apprécie que modérément Daniel Hechter : "Le premier maillot c'est moi qui l'ai dessiné. Il ne faut pas parler de maillot mais de tenue, c'est un "total look", explique l'homme à l'origine du sports wear. Il y avait un équilibre entre la bande rouge du milieu, le short qui était rouge, les bas qui étaient bleu-marine avec des bandes rouges et blanches. J'ai fait le maillot comme quand je faisais les costumes d'un film ou d'une pièce de théâtre parce que le plus beau théâtre du monde pour moi c'est le stade. C'est pour ça que j'ai fait le maillot du Paris Saint-Germain. Aujourd'hui, chaque président veut amener sa marque, sa touche à un maillot. Moi je pense qu'un maillot ça ne se touche pas. Le maillot c'est un drapeau. Imaginez-vous le drapeau bleu-blanc-rouge un coup en biais, un coup en rond ? On conserve les couleurs et on change le drapeau ? Non. Un club ça a une histoire, une âme et le maillot fait partie de l'âme."

Franck LALANNE

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