L’OM s’envole, Rennes s’enlise
Grâce à un carton plein depuis la reprise, Marseille est plus que jamais en tête du championnat de France. Sa large domination contre Nancy lui offre même beaucoup d'espoir. A contrario, Rennes concède une quatrième défaite en cinq rencontres contre Lorient, et tombe dans la zone rouge.
TOP : Marseille
Cinq victoires en cinq rencontres. Le début de saison de l’OM est aussi inattendu que surprenant. Pour un club qui alignait treize matches sans succès de suite il y a six mois, la série conquérante peut étonner. Supérieurs dans tous les compartiments du jeu, les Phocéens ont même surclassé les robustes nancéens, et le score ne reflète absolument pas l’écart de niveau (1-0). En dépression fin juin, sans entraîneur début juillet, passant l’été à accabler le sort et le mercato faste du PSG, Marseille s’est comme libéré de toute pression envahissante. Son nouveau statut, loin des lumières, lui va comme un gant et a permis à de nombreux éléments du clubs de travailler dans la sérénité (Gignac, Kaboré, Morel, André et Jordan Ayew), un confort inhabituel à la Commanderie. Et s’il n’a en aucun cas révolutionné le jeu marseillais, Elie Baup semble redonner de l’allant au groupe olympien, qui avait besoin de se réinventer après une dernière saison catastrophique. L’embellie pourrait même durer longtemps, voir toute la saison, si les éventuels blessures de joueurs majeurs devaient l’épargner. Car il ne faut surtout pas oublier qu’avec le même groupe ou presque, l’OM avait réussi à atteindre les quarts de finale de C1 l’an passé, renforçant l’idée d’une équipe type de grande qualité, qui avait simplement besoin de confiance. Ce qui est désormais le cas.
FLOP : Rennes
A l’opposé du club provençal, le Stade Rennais semble pris dans une spirale infernale qui n’est jamais bon signe. Partie comme la saison est partie, on voit déjà mal l’équipe bretonne terminer dans le Top 5, et ce même si les débuts de saison invitent à la prudence. Ce qui donne le sentiment du risque de calvaire, pour Rennes, est la cascade de désagréments qui traverse son quotidien : un environnement local qui n’aide pas à la performance, Antonetti perdu et sur la sellette, M’Vila écoeuré de ne pas être parti et qui montre sur le terrain son mal-être, un effectif nettement allégé en qualité (Mangane, Boukari, Brahimi, Kembo) pas compensé pas des recrues provenant de L2 (Alessandrini, Diallo) et un public au pire hostile, au mieux réservé. Plutôt joueur malgré des difficultés dans les trente derniers mètres l’an passé, Rennes est apparu apathique contre Lorient, incapable de créer des différences à onze contre neuf, ce qui est alarmant. Depuis son élimination contre Quevilly en demi-finale de Coupe de France (1-2), le club breton est entré dans un cercle vicieux, et il n’arrive plus à en sortir, la trêve estivale n’ayant rien effacé. Hormis Pitroipa, la plupart des joueurs doutent et affichent un niveau en deçà de leur réelle valeur. Relégable après cinq rencontres, Rennes devra en plus affronter un calendrier compliqué (Toulouse puis Lille). La crise le guette.
Chiffres :
1 : Troyes est désormais la seule équipe du championnat à ne pas avoir remporté la moindre rencontre. 5 : Elie Baup avait déjà aligné cinq victoires en cinq matches en début de championnat avec Bordeaux, en 98/99. Et les Girondins avaient terminé champions de France. 8 : Depuis un peu plus de deux saisons, Alain Traoré a réussi l’exploit d’inscrire huit buts de l’extérieur de la surface. Un véritable spécialiste.