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Le 08/07/2012 à 12:27
ANNEE

1982 : La nuit de Séville

Nos repères dans le temps sont faits de souvenirs. Et dès lors, la nostalgie prend la forme d'un être, d'une chanson, d'un film, d'un concert et pour quelques uns d'un match, d'un but, d'une scène de joie dans un stade ou devant sa télévision. La rubrique "Cette année-là" n'a comme seule prétention que de rafraîchir ou dépoussiérer de bons (ou mauvais) moments de football.

1982 : La nuit de Séville

Monaco sur le fil

Il faut attendre la dernière journée et la victoire de Monaco sur Strasbourg 1-0, grâce à un but du Suisse Barberis, pour connaître le nom du nouveau champion de France. Le tenant du titre, Saint-Etienne, et malgré un ultime carton face à Metz 9-2, doit se contenter, pour un point (!), de la deuxième place et ainsi passer la main aux joueurs de Gérard Banide. Ettori, Amoros, Bellone, Bijotat, Couriol et le Suédois Edström forment l’ossature du nouveau champion. Sochaux se fait une place sur le podium.

En inscrivant 29 buts avec Tours, soit cinq de plus que le Polonais d’Auxerre Szarmach, Delio Onnis reste le roi des buteurs de D1. Pour sa dernière saison en France, avant son départ à la Juventus Turin, Michel Platini marque 22 buts.

Première pour le PSG

La finale de la Coupe de France 1982 entre dans la Légende de l’épreuve et dans celle du Paris-SG ! Michel Platini a marqué les deux buts de Saint-Etienne, mais sur un ultime centre du Yougoslave Surjak, Rocheteau égalise à deux partout face aux Verts à la dernière minute de la prolongation. Le public envahit la pelouse du Parc des Princes. Il faudra plus près de trois quarts d’heure pour que plusieurs milliers de supporters regagnent leurs places ! La Coupe se joue pour la première fois aux tirs au but. Après l’échec de Lopez, Pilorget fait mouche face à Castaneda, le gardien stéphanois. Le Paris-SG gagne son premier trophée, le président Borelli exulte en embrassant la pelouse. Une image passée à la postérité.

Aston Villa et Göteborg vainqueurs surprise

La Coupe d’Europe des clubs champions reste anglaise, après Liverpool en 1977, 1978 et 1981 et Nottingham Forest en 1979 et 1980 c’est Aston Villa qui triomphe (1-0) à Rotterdam face au Bayern Munich de Breitner et Rummenigge.
Au Camp Nou, le FC Barcelone et son football de "Muerte" remporte la C2 face au Standard Liège (2-1). Le Danois Simonsen et Quini sont ses buteurs en finale.
La finale de la Coupe de l’UEFA surprend tout le monde. Après s’être imposés 1-0 à domicile, les Suédois de l’IFK Göteborg vont gagner au Volksparkstadion de Hambourg 3-0 ! Leurs entraîneur se nomme : Sven Goran Eriksson.

L'Italie, 44 ans après

Le grand favori du Mundial est, comme souvent, le Brésil de Tele Santana, emmené par les géniaux Socrates et Zico. C'est pourtant l'Italie qui va s'imposer, après s'être qualifiée en ne devançant qu'à la différence de but le Cameroun. Au deuxième tour, l'Italie bat l'Argentine (2-1) puis surprend le Brésil (3-2), dominateur mais trop peu réaliste, grâce à un triplé de Paolo Rossi. Galvanisée par ce succès, l'Italie ne lâche plus rien. Elle achève en finale une RFA épuisée par sa demi-finale contre la France. La Coupe du monde a aussi été marquée par le brillant parcours de l'Algérie (l'Afrique avait deux représentants pour la première fois), éliminée sur un «arrangement» entre l'Autriche et l'Allemagne qui se qualifient toutes les deux après une victoire nécessaire et suffisante de la RFA (1-0) lors du dernier match de poule. Le parcours de l'hôte espagnol est catastrophique, une victoire en cinq match.

Paolo Rossi auteur d’une phénoménale seconde partie de Coupe du monde avec l’Italie est sacré Ballon d’Or France Football. Il devance... Alain Giresse.

Des Bleus pour l'Histoire

L’équipe de France débute l’année 1982 par une victoire au Parc des Princes face à l’Italie 2-0. C’est une première depuis... 1920 ! Avant de s’envoler pour la Coupe du monde disputée en Espagne, les Tricolores sont poussifs. Deux défaites face au Pérou et au Pays de Galles et un nul 0-0 à Lyon face à la Bulgarie. Et pourtant, le plus beau reste à venir.

Pour les Français, le premier tour est mouvementé. Battus sévèrement par l’Angleterre (1-3) en encaissant au passage le but le plus rapide de l’histoire de la Coupe du monde (27’’) par Brian Robson, les Tricolores réagissent face au Koweït (4-1) lors d’un match mouvementé. Le président de la fédération, le cheikh Fahid Al-Ahmad, intime à ses joueurs l'ordre de quitter le terrain, puis descend sur la pelouse, discute avec l'arbitre et lui demande d'annuler un but. Michel Hidalgo, sur le banc des Tricolores, explose de rage. Le match reprend dans la confusion par un entre-deux, avec un score finalement inchangé. L'arbitre sera ensuite radié par la Fifa. La France se qualifie dans la douleur pour le second tour en concédant un match nul (1-1) aux Tchécoslovaques. Panenka a répondu à Six sur... penalty ! Le second tour est une formalité pour les Bleus avec deux victoires face à l’Autriche et l’Irlande du Nord (4-0). La demi-finale oppose la France à l’Allemagne à Séville.

Les Bleus et leurs supporters vont vivre une soirée dramatique. A la 58e minute, alors les deux équipes sont à égalité (1-1), Patrick Battiston reçoit un superbe ballon de Platini et se présente, seul, devant Schumacher. L’Allemand "oublie volontairement" le ballon et, avec une brutalité inouïe, percute le Français de toutes ses forces, alors que le ballon va mourir à quelques centimètres du poteau gauche du but allemand. Faute indiscutable qui mérite un penalty et l’expulsion de l’Allemand. L’arbitre néerlandais Monsieur Corver n’a rien vu ! Battiston est évacué sur une civière. On craint le pire...
La suite appartient à l’histoire. Une fabuleuse reprise de volée de Marius Trésor sur un coup franc de Giresse donne l’avantage aux Tricolores. Sept minutes plus tard, sur une petite passe de Six, "Gigi" tire en force, son tir ricoche sur le poteau droit de Schumacher, avant d’entrer dans le but. La France mène 3 à 1. Pas suffisant pour l’emporter. Rummenigge puis Fischer relancent l’Allemagne. La séance des tirs au but est fatale aux Bleus. Battue par la Pologne, deux jours plus tard, la France se contente de la 4e place.

Stéphane BITTON

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